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La ministre Isabelle Simonis s’oppose à Mini Miss Belgique

Le 21 juillet, jour de la Fête nationale, le Comité national Miss Belgique organisera à La Panne son premier concours national de mini-miss, réservé aux jeunes filles de 6 à 10 ans .

Un concours qui n’est pas du tout du goût d’Isabelle Simonis, la ministre francophone de la Jeunesse et des Droits des femmes, qui souhaite que l’on légifère sur ces concours de beauté pour enfants: « Il y a des recommandations du délégué général aux Droits de l’enfant, qui invite notamment les pouvoirs publics à ne pas subventionner ni soutenir ce type de concours. Par ailleurs, je voudrais que l’on réfléchisse très vite à instaurer un cadre légal qui doit évidemment être aussi adapté aux autres niveaux de pouvoir. »

Hypersexualisation

La ministre pointe du doigt les dangers pour les enfants qui participent à ce genre d’événement. Les psychologues dénoncent en effet depuis longtemps l’hypersexualisation des petites filles dans ces concours, une hypersexualisation qui renforce les stéréotypes de la femme et peut perturber le développement de l’enfant.

Des concours de mini miss existent déjà en Belgique au niveau local. Les mini miss y font le maximum pour séduire le public et les jurés: poses suggestives, maquillage parfois outrancier, bikinis et robes de bal… Elles ont tout d’une grande. Ou presque, puisqu’elles ne sont encore que des enfants. Depuis les années nonante, ces concours sont très populaires aux Etats-Unis. Un film sorti en 2006, Little Miss Sunshine, a montré sur le ton de la comédie les dérives de ces concours peu appropriés à l’âge des participantes.

Juste un peu de Mascara

Depuis 2014, la France interdit les concours de beauté pour les enfants de moins de 13 ans. Pour empêcher que cela n’arrive en Belgique, l’organisatrice de Miss Belgique, Darline Devos, a pris les devants dans une interview accordée au Nieuwsblad:  » Ça doit rester fun et ne pas devenir commercial. Je suis consciente que nous devrons faire attention : les parents des petites candidates peuvent se révéler plus fanatiques que ceux des finalistes adultes de Miss Belgique « . Pour empêcher une dérive à l’américaine, Darline Devos pose ses limites: pas d’extensions de cheveux, pas de faux ongles, pas de faux-cils non plus. Tout au plus un peu de mascara.